Oser dépasser le tigre de papier: la praxis

Lorsque je prenais le temps d’aller voir, d’aller vérifier qu’est-ce qui se cachait derrière ma peur, j’y voyais un tigre, un véritable félin qui, en apparence pourrait faire qu’une bouchée de moi, puis, je découvrais que c’était simplement un tigre … de papier.

Après réflexion, FZ

Maintenant que nous avons saisi que le tigre est de papier, que l’ombre dans le couloir était la nôtre, que le son troublant était celui du vent et que la porte ne bouge pas seule, mais que c’est bien le chat que nous n’avions pas vu qui a créé le mouvement, pourquoi n’osons-nous pas faire un pas devant? (Je cite des situations « ordinaires » mais vous aurez possiblement des exemples qui mettent en lumière un frein plutôt qu’un tremplin.)

Qu’est-ce qui fait demeurer la peur et nous empêche d’oser? Et puis, c’est quoi la peur? S’il est difficile de donner une définition simple et éclairante de la peur, c’est qu’elle renvoie en réalité à plusieurs sentiments. On peut notamment distinguer la peur d’un mal présent (qu’on pourra nommer frayeur ou même épouvante) de celle d’un mal futur (qui correspond plus précisément à la crainte). Dans tous les cas, nous avons peur de ce qui est susceptible, croyons-nous (à tort ou à raison), de nous faire du mal de quelque manière que ce soit.

Mais encore, il se trouve que Spinoza nous a légué une philosophie qui constitue le meilleur des remèdes pour surmonter nos peurs et retrouver toute notre puissance d’action. Pour le sage d’Amsterdam, c’est la connaissance qui constitue le seul remède contre la peur, car en prenant connaissance des causes qui nous déterminent nous nous libérons de la crainte engendrée par l’ignorance.

Afin de faire émerger des questions que nous pourrons aborder ensemble, je vous propose de visionner cette vidéo que j’intitulerai « Oser » ma traduction libre.

Cette thématique ose aborder la pensée réflexive vue comme une praxis dans des moments précis et critiques, c’est-à-dire l’établissement d’une relation entre la réflexion et l’action. Les apprentissages que nous vivons ensemble sont partie intégrante d’un processus (c’est un moyen et non une fin) qui vise au développement d’une conscience critique, laquelle est susceptible de mener à l’émancipation et à l’autonomie de la personne et de la communauté (P. FREIRE), puis éventuellement à des actions plus juste. Le but de ces apprentissages est l’amélioration de l’expérience individuelle et sociale, laquelle advient par le biais de la connaissance construite ensemble (plutôt que transmise par un conférencier ou l’animatrice elle-même : ). La pensée critique présuppose, outre un savoir-faire et un savoir-dire, un savoir-vivre ensemble (J. DELORE).

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